jeudi 26 juin 2014

Son dernier coup d'archet - Sherlock HOLMES

Le violon et l'archet
de Sherlock Holmes.
© photo Roques-Rogery
Pour prendre du recul sur une enquête ou se concentrer sur une hypothèse, Sherlock Holmes fume la pipe ou joue du violon. Evoquant son talent de violoniste, le docteur Watson nous confie qu'il est remarquable mais excentrique, comme tous ses autres talents. "Qu'il pût jouer des morceaux, même des morceaux compliqués, je le savais ; car, sur ma prière, il m'avait fait entendre des lieder de Mendelssohn et quelques autres chefs-d'œuvre que j'aimais. Mais livré à lui-même, il faisait rarement de la musique. Pendant toute la soirée, renversé dans son fauteuil, les yeux clos, il grattait négligemment l'instrument posé sur ses genoux. Les accords qu'il en tirait ainsi, sonores ou mélancoliques, fantastiques ou gais, reflétaient avec clarté les pensées qui l'obsédaient. Stimulaient-ils son esprit? Jouait-il seulement par caprice, par fantaisie? Je ne saurais le dire. Je me serais révolté contre ces soli exaspérants si, d'ordinaire, pour me dédommager un peu de l'épreuve à laquelle il avait mis ma patience, il n'avait ensuite exécuté avec brio une série de mes airs favoris."
 
Le 2 août 1914, à l'avant-veille de la déclaration de guerre entre le Royaume-Uni et l'Empire allemand, un espion allemand nommé Von Bock passe la soirée à son domicile dans le sud de l'Angleterre en compagnie d'un ami, le baron Von Herling. Von Bock réside en Angleterre depuis quatre ans, ce qui lui a permis de rassembler de nombreux documents stratégiques au sujet de l'armée britannique pour le compte du Kaiser.
Avant de quitter l'Angleterre pour rejoindre l'Allemagne, l'espion doit recevoir dans la soirée la visite d'un informateur ayant pour mission de lui remettre un document contenant l'ensemble des codes de communication de la marine britannique. Von Herling repart du domicile, laissant Von Bock seul chez lui tandis que Martha, la domestique, vient de se coucher...
 
"Son dernier coup d'archet", aussi traduite "Son dernier salut" (His Last Bow en version originale, à laquelle a parfois été ajouté le complément de titre The War Service of Sherlock Holmes), est l'une des cinquante-six nouvelles d'Arthur Conan Doyle mettant en scène le détective Sherlock Holmes. Elle est parue pour la première fois dans la revue britannique Strand Magazine en septembre 1917, avant d'être regroupée avec d'autres nouvelles dans le recueil éponyme "Son dernier coup d’archet (His Last Bow)".
 
Alors, pour l'intrigue et pour le centenaire de cette nouvelle, il vous reste à déterminer par qui les instruments ont  été créés.
Ceci est une autre histoire - A suivre...
 
 
 
(Crédit-photos : Le violon de Sherlock Holmes. © photo Roques-Rogery)
(Sources : Wikipédia - Sherlock-holmes.fr - The Conan Doyle Encyclopedia - Google livres)
 
 

Catalogue d'archets anciens - Catalog of fine old bows

Nous mettons à disposition de nos clients un catalogue partiel d'archet anciens disponibles en notre atelier. Ce catalogue, spécialiste des grands maitres archetiers, reste permanent sur le blog, à la page : Archets anciens / Fine old bows.


 
TOURTE, PAJEOT, HENRY, MAIRE, PECCATTE,VOIRIN, SARTORY, FETIQUE, LAMY, BAZIN, MORIZOT, etc.

mercredi 11 juin 2014

Giuseppe TARTINI : l'art de l'Archet

Giuseppe TARTINI nait à PIRANO (Piran, Slovénie) en avril 1692.
Destiné très jeune à une vocation ecclésiastique, il est inscrit néanmoins comme étudiant en droit à l'Université de PADOUE en 1709.
Selon toute vraisemblance, il reçoit une instruction musicale du Tchèque Bohuslav Cernohorsky.

À compter de 1714, il est musicien d'orchestre, exerçant son activité à Assise et Ancône.
En 1721, il se voit confier la direction de l'orchestre de la basilique Saint-Antoine à Padoue. Ce poste lui permet d'effectuer plusieurs voyages ; en outre, il séjourne plusieurs années à Prague où il a l'occasion d'assister au couronnement de Charles VI. De retour à Padoue, il fonde une école de musique réputée qui attire alors des musiciens venus de toute l'Europe.
Un de ses élèves favoris est Pietro NARDINI.


Il rédige de nombreux ouvrages théoriques sur la musique, parmi lesquels un traité sur l'art de l'ornementation. qui a pu servir d'exemple à Leopold MOZART pour son École du violon.
Les ouvrages théoriques qui paraissent par la suite - et qui reposent partiellement sur des spéculations erronées, mais également sur de réelles données de l'expérience - font l'objet de critiques virulentes et de mises en doute par ses concurrents.
Ces controverses le rendent malade et il en meurt en 1770 à PADOUE.


La statue érigée en son honneur à PIRAN, sa ville natale, démontre avec force de l'importance qu'attache TARTINI à son archet. Le musicien en rédige « l'arte del arco » (L'Art de l'Archet), qui illustre bien la technique d'archet des violonistes baroques Italiens et qui est donc une richesse pour la recherche musicologique et pour les fabricants d'archets du 18eme siècle.

Le descriptif du catalogue d'archets de Gustave CHOUQUET reste une belle énigme :

"62. — Archet italien.
Cet archet à bouton et sans crémaillère passe pour avoir ap-
partenu au célèbre violoniste-compositeur Jos. Tartini (1692-
1770) ; mais il ressemble plutôt aux archets employés par Cramer (Manheim, 1745 — Londres, 1805), qu'à ceux auxquels
reste attaché le nom de Tartini. (Don de M. Miremont.)"


Voici, pour les plus curieux d'entre vous, un article trouvé dans "Le Magasin Pittoresque" Vol. 8 de 1840 et consacré à TARTINI:




(Sources : Wikipédia - Google Livres - Recherches Atelier Sandrine RAFFIN - Archetiers)

jeudi 5 juin 2014

Quai de l'école - PARIS (1829) : promenade des artistes

Cliquez pour agrandir
D'après le tableau "Pont Neuf from the Quai de l'Ecole, Paris" de David COX (1783 - 1856), artiste peintre anglais, précurseur de l'impressionnisme.
 
 
 
 
 
 
 
 
A lire, en complément :
 
 
 
 
 
(Sources : Wikipédia - Google Art project - Atelier Sandrine Raffin - Archetiers)
 
 

mercredi 4 juin 2014

Histoire de l'archeterie : écriture et contrefaçon

FETIS vs GARDETON

"Tous les livres sont soumis à la critique; on pourra sans doute contester le mérite de celui-ci, mais pas son utilité." César GARDETON

César GARDETON nait en 1786. Auteur de plusieurs ouvrages traitant de sujets de société divers, on le reconnait également comme critique musicale.
Bien avant FETIS, GARDETON fait éditer une "Bibliographie musicale de la France et de l'étranger ou répertoire général systématique de tous les traités et œuvres de musique vocale et instrumentale imprimés ou gravés en Europe jusqu'à ce jour", avec l'indication des lieux de l'impression, des marchands et des prix, suivi d'analyses des principaux ouvrages français, allemands, italiens et anglais, de biographies d'artistes célèbres...
Nous sommes alors en 1822.



César GARDETON décède en 1831.
Etrangement, FETIS édite, en 1835, un ouvrage largement inspiré par le travail de GARDETON.
Cet ouvrage, soutenu par J. B. VUILLAUME, reste aujourd'hui une référence contestable sur la forme par son côté "marketing" évident.
 
(Sources: Google livres - Recherches Atelier Sandrine RAFFIN - Archetiers)