jeudi 19 décembre 2013

Edouard FETIS : dans l'ombre du père...

François Joseph FETIS
François Joseph FETIS (1784-1871) né à Mons (Belgique), élève de Rey (harmonie), de Boieldieu et de Pradher (piano), professeur et bibliothécaire au Conservatoire de Paris, fonde, en 1827, les « concerts historiques » et la Revue musicale. Ami de Jean-Baptiste VUILLAUME,  il devient directeur du Conservatoire de Bruxelles en 1833, et maître de chapelle de Léopold Ier.
Il vivra en Belgique jusqu'à sa mort.

Fils du premier, Edouard Louis François Fétis nait à BOUVIGNES en 1812. Il est reconnu comme étant  historien de l'art,  historien de la musique, critique et  bibliothécaire belge.

Son père, fixé a Paris pour continuer ses études musicales, terminées bientôt avec éclat, s'y était marié en 1806; ce mariage lui avait apporté la fortune mais, cinq ans après, des spéculations malheureuses l'ayant ruiné presque totalement, il s'était retiré dans une pittoresque localité des Ardennes, BOUVIGNES, et y vivait modestement dans le travail et la méditation. 
C'est là qu'Édouard naquit, en 1812. 

Quelques années plus tard, François Fétis, nommé professeur de composition au Conservatoire de Paris, retournait à nouveau dans la capitale française, avec sa femme et ses enfants, deux fils et une fille.
Edouard FETIS
Formé dans son milieu familial et par la fréquentation des érudits, Édouard Fétis, aîné des enfants Fétis, suivit à Paris les cours du lycée Bourbon.
Il avait à peine dix-huit ans qu’il collaborait déjà à la Revue musicale, fondée par son père en 1827, et dont il assuma même à un certain moment la direction, dans l'ombre paternelle...

En 1833, la famille quitte Paris et s'installe à Bruxelles, où François Fétis venait d'être appelé pour y diriger le Conservatoire. Édouard avait alors vingt et un ans.  Sous l'égide familiale, il n'aura aucune peine à trouver une position sociale correcte.  Ses premières armes à Paris comme critique musical ainsi que l'autorité de son père, lui ouvriront toutes les portes...

Édouard Fétis fut conservateur en chef de la Bibliothèque royale de Belgique de 1887 à 1904.

Il meurt à Bruxelles en 1909.

(Sources : wikipedia - gallica - ville de Dinant - Google livres - ville de Bruxelles)



jeudi 12 décembre 2013

Petite filmographie de l'archet

L'archet des instrumentistes à cordes frottées est tout aussi important, voir plus important, que l'instrument lui-même. Il joue un rôle prépondérant entre ce dernier et le musicien.

Sans archet, ces quelques films seraient restés muets...

Petite filmographie liée aux instruments et à l'archet :

L'enfant au violon :
Liu Xiaochun est un violoniste virtuose de 13 ans. Son père Liu Cheng l'emmène à Pékin pour participer à des concours. Il suit les enseignements des professeurs Jiang et Yu... (bande-annonce)







Le violon rouge :
Nicolo Bussotti, maître luthier de Crémone, termine en 1681 un violon qu'il destine à son fils à naître. Mais sa femme décède tragiquement en couches après qu’une cartomancienne lui a révélé l’avenir et c'est d'ailleurs à travers les cartes du tarot que chaque chapitre de l’histoire de l’instrument est introduit. Bussotti va alors vernir l'instrument avec le sang de la défunte, et l'âme de cette dernière accompagnera désormais le destin de ce violon exceptionnel... (bande-annonce)


Un violon sur le toit :
Début du XXe siècle à Anatevka, petite bourgade d'Ukraine. La vie est réglée selon des traditions établies de longue date dans la communauté chrétienne orthodoxe comme dans la communauté juive, qui vivent en bonne intelligence mais sans se mélanger. Le laitier du village, Tevye, homme foncièrement bon qui mène une vie modeste avec sa famille, désire marier ses deux filles aînées, Tzeitel et Hodel... (bande-annonce)



Tous les violons du Monde :
Un étrange violon découvert dans une brocante, des symboles mystérieux, un grand violoniste de jazz, un luthier amoureux des cordes frottées, une chanteuse lyrique d’origine croate, quelques uns des plus grands virtuoses mondiaux du violon... (le site)






Le violon :
Don Plutarco est un fermier et musicien militant qui se bat contre le gouvernement en place dans son pays entre les années 1970 et 2000. Un jour, une attaque de soldats le force lui et son fils à s'exiler dans les collines environnantes. Malheureusement pour eux, les munitions qui servent à la guérilla sont restées dans le village encerclé par les militaires. Contre toute attente et avec un courage inouï, Don Plutarco va ruser auprès des soldats afin de récupérer les munitions, et pour cela va utiliser son violon...
(bande-annonce)


L'âme du violon :
film muet de 1909 - Un violoniste intègre un groupe de terroristes... (film YouTube)









Le rouleau compresseur et le violon :
Un garçonnet de sept ans, Sasha, vit avec sa mère et sa sœur dans une vieille maison à Moscou. Il apprend le violon et, chaque matin, il doit traverser la cour pour aller à l'école de musique, tout en essayant d'éviter d'autres enfants qui l'intimident et le harcèlent. Un jour le conducteur d'un rouleau compresseur, Sergueï, prend sa défense... (DVD Amazon)




Goshu le violoncelliste (dessin anime) :
Goshu est un violoncelliste d'orchestre maladroit et timide, toujours réprimandé par son professeur. Il va être aidé dans la préparation de son concert par la visite d'une succession d'animaux : un chat, un coucou, un tanuki et un mulot, chacun lui apportant les vertus telles que la patience, le goût de la communication et la rigueur. (bande-annonce)

Cello Tales (documentaire) :
4 cordes. Une boîte en bois, vieille de 300 ans.
Le violoncelle est, de tous les instruments, celui qui se rapproche le plus de la nature humaine, en terme de forme, taille et son. Une fille qui recherche l'instrument volé de son père. Un artisan qui recherche la meilleure façon de travailler la pièce de bois parfaite. Un soliste qui parcourt le monde. Un copiste qui recrée le son des grands maîtres. (Trailer)


Le Soliste (The Soloist) :
Fasciné par la musique que Nathaniel Ayers, un SDF schizophrène, arrive à produire avec son violon à deux cordes, Steve Lopez, chroniqueur au Los Angeles Times, va à sa rencontre et gagne la confiance de cet homme qui, apprend-il, a étudié le violoncelle à la Juilliard School de New York, vingt ans plus tôt, avant de perdre pied... (bande-annonce)

Nannerl, la Soeur de Mozart :
Sœur aînée du jeune et génie Mozart, la virtuose Nannerl est présentée en compagnie de son petit frère à toutes les cours européennes. Après trois ans sur les routes, la famille Mozart arrive à Versailles. Là-bas, la jeune fille rencontre le Dauphin de France, veuf depuis peu. Conscient du réel talent de Nannerl, ce dernier l'encourage à écrire sa propre musique, mais son statut de fille l'en empêche... (bande-annonce)

Le Concert :
À l'époque de Brejnev, Andreï Filipov était le plus grand chef d'orchestre de l'Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, et surtout la soliste Léa, il a été interrompu avant la fin d'un concerto de Tchaïkovsky, et licencié au faîte de sa gloire... (bande-annonce)




Mes enfants ne sont pas comme les autres :
Jean Debart élève seul ses deux enfants et exige d'eux un apprentissage forcené de la musique. Musicien d'orchestre lui-même, il est également leur professeur... (bande-annonce)

L'Archet magique (The Magic Bow) :
Jeanne de Vermont, a fait la connaissance d'une façon imprévue de Nicolo Paganini ; ce dernier, modeste musicien, ne pense plus qu'à elle. Il la retrouve à Parme, lui donne rendez-vous en cachette et voudrait fuir avec elle, malgré la différence de situation qui les sépare... (Extrait YouTube)

Un cœur en hiver :
Maxime et Stéphane sont amis et travaillent ensemble dans l'atmosphère feutrée d'un atelier de lutherie. Maxime, marchand de violons, est un homme accompli, actif, sans états d'âme. Stéphane, luthier, vit dans une retraite, dans un hiver du cœur dont on discerne mal les raisons... (bande-annonce)

A suivre...



jeudi 5 décembre 2013

François Xavier TOURTE et la Rue Dauphine

Si l'atelier d'archèterie de François Xavier TOURTE, situé Place de l'Ecole, disparait dans la destruction de l'immeuble dans le but d' y construire le magasin "La Samaritaine", on peut, aujourd'hui encore, découvrir l'édifice où il résidait, 38 rue Dauphine...

La rue Dauphine a été percée en 1607 sous Henri IV entre la Seine et l’enceinte de Philippe Auguste dans les jardins du couvent des Augustins. Les moines se sont opposés à l’acquisition de leur terrain, mais Henri IV les aurait convaincus en les menaçant d’ouvrir la rue au canon. Elle fut nommée ainsi en l’honneur du dauphin, fils d’Henri IV.
 
Il s’agit de la première rue de Paris dotée d’un alignement, donc rectiligne. Elle a été conçue en même temps que la place Dauphine (d'où son nom) et que le pont Neuf qu’elle prolonge.
 
En 1639, la rue Dauphine est prolongée au-delà du rempart jusqu’au carrefour de Buci. Cette portion s’est appelée rue Neuve Dauphine ou petite-rue Dauphine.

De 1729 à 1739, à l'angle de la rue Dauphine et de la rue de Buci, chez le traiteur Nicolas Landelle, se réunit la célèbre goguette du Caveau, première du nom. La salle basse où se tiennent ses assemblées donna son nom à la société. Il se perpétuera jusqu'en 1939, à travers quatre sociétés successives différentes.

En 1763, les premiers réverbères ont été installés rue Dauphine par le lieutenant général de police Antoine de Sartine. Entre 1792 et 1814, l’ensemble de la rue a été débaptisée en "de Thionville", avant de reprendre son nom de "rue Dauphine".

Elle faisait partie de la paroisse Saint-André des Arts.
La façade et la toiture sur rue du n° 31 sont classées Monuments historiques, Le n° 34 renferme des vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste.

En quittant son atelier de faiseur d'archets, François Xavier TOURTE empruntait chaque jour le Pont Neuf, passait devant la statut de Henri IV, la place Dauphine et le square du Vert-Galant (Jacques de Molay - Grand Maitre de l'Ordre du Temple - y fut brulé vif en 1314). Il lui arrivait de traverser le passage Dauphine pour se rendre  rue Mazarine, au n° 70, où y résidait Jean-Baptiste CARTIER.
La légende veut que François Xavier TOURTE se rendait parfois, en barque, sur la Seine, pour s'adonner à sa passion : la pêche. Mais ceci reste une légende...

Il décède en son domicile le dimanche 26 avril 1835 à l'âge de 88 ans.
 
(Sources : wikipedia - paris1900.lartnouveau.com - Google maps - paristoric - Ville de Paris - documents internes)