jeudi 30 mai 2013

Bois de fer : l'exotique


Aujourd'hui très utilisé en coutellerie, le bois de fer fut souvent employé pour fabriquer des archets.
Connu sous différentes espèces, le bois de fer est aussi appelé "bois dur" et "bois à levier".
Ces bois pouvant provenir des Amériques (Nord, Centrale et Sud), de l’Afrique (Maroc), voir du Vietnam,  nous retiendrons principalement le Gaïac de Cayenne (Guyane) dont le bois est appelé "cumaru" et le Pau ferro du Brésil.

La majorité des baguettes d'archet de FJ GAULARD sera réalisée en bois de fer.

Compte tenu de la provenance des bois exotiques précieux au 18eme siècle, le cumaru (brésil : cumaru ferro) semble être un des bois de fer utilisé principalement pour la fabrication de ces baguettes d'archets.
Il forme un bois lourd (densité souvent supérieure à 1), d'une très bonne durabilité. D'une odeur désagréable à l'état vert (que l'on sent parfois en chauffant le bois), il varie de brun jaune à brun rougeâtre foncé avec de fines veines sombres à l'état parfait.
Utilisé, entre autre, comme traverse de chemins de fer ou en tonnellerie-cuverie, le cumaru résiste aux champignons, aux termites et à l'humidité.

Le Pau ferro, tout comme le Pernambouc, est un caesalpinia (Caesalpinia ferrea). Connu sous les noms de Brazilian ironwood ou leopardtree, le pau ferro est parfois utilisé en lutherie guitare.
Son bois est souvent consommé pour élaborer des touches pour guitares et basses électriques.
Originaire du nord-est du Brésil, il pousse également en Bolivie. Semblable au bois de rose, il est de couleur brun foncé à brun jaune avec des veines violettes.

(Sources : wikipedia - cirad - recherches et documentation personnelles)

mercredi 22 mai 2013

Histoire de l'archèterie : la marque au fer ou estampille

TOURTE L aux 15-VINGTS
Tous les amateurs d'archets anciens se sont un jour trouvé devant une baguette marquée au fer rouge.
En menuiserie, cette marque est appelée estampille.
Cependant, et par expérience, il est très difficile de déceler une estampille authentique d'une marque postérieure.


L'estampille est, par son origine, une marque apposée sur un meuble par le menuisier ou l'ébéniste l'ayant réalisé (et donc, à fortiori, par le fabricant d'archet).
Il n'est pas pour autant prouvé que se soit le "maître" en personne qui ait réalisé l'ouvrage. L' estampille prouve juste que la pièce est sortie de ses ateliers et a été réalisée sous sa direction ou avec son approbation.
Il existe donc une incertitude sur le fait que le "maître" ait contribué en personne à la fabrication de l'archet ( les ateliers de certains archetiers ont employé jusqu'à 20 ouvriers travaillant en même temps - l'estampille n'était apposée qu'à la finalisation des archets de l'atelier ; le "maître" ayant, la plupart du temps, réalisé les calibres, qui, par la suite, ont été utilisés comme modèles par les ouvriers en charge de la réalisation des commandes d'archets).



Georges JACOB - Ébéniste
Les premières estampilles ont fait leur apparition vers 1720. Elles sont alors apposées ( rarement ) sur des meubles réalisés par des "maîtres menuisiers" suivant des obligations déjà en vigueur depuis des décennies mais non respectées. L'estampille a été rendue obligatoire à la promulgation des corporations en 1743. Cependant, son usage n'a été légalisé qu'en 1751 par un édit royal. On pouvait lire dans celui ci : " Et ne pourront les dits maîtres délivrer aucun ouvrage qu'ils ne les aient préalablement marqués de leur marque, à peine de confiscation et de 20 livres d'amende par pièce non marquées ". L'apposition de cette marque permettait aux contrôleurs de distinguer les ouvrages, et de taxer tel ou tel menuisier en fonction de la qualité et de la quantité des pièces fournies. Autant dire que les fraudeurs étaient nombreux, et les meubles non estampillés circulaient fort bien . Ce qui explique que l'on puisse trouver aujourd'hui des meubles de très belle qualité, mais non estampillés.

Jacob EURY
Les lettres de maîtrise pouvaient être acquises de deux façons. La première consistait, à l'issue d'une période  d'apprentissage et de compagnonnage, à présenter, après paiement d'une taxe ( fluctuante suivant notamment les origines sociales du candidat ), un chef d'œuvre jugé par un comité composé de maîtres de la corporation. La seconde, plus rare, consistait  à accorder la maîtrise par décret royal à des ouvriers libres ( généralement d'origine étrangère ), sans avoir subi le cursus précité,  en raison de la qualité de leur ouvrages.

L'artisan était dès lors tenu d'estampiller les objets qu'il produisait ( en principe car les fraudeurs étaient déjà nombreux pour l'époque). Les "maîtres" ayant les privilèges royaux, c'est à dire œuvrant pour la Couronne, étaient dispenser de payer la taxe et donc d'estampiller systématiquement leurs ouvrages. En cas de vente directe de l'artisan à l'acheteur, l'estampille n'était pas non plus apposée.
Il faut garder en mémoire que certains menuisiers ou ébénistes étaient également fabricants d'archets.
Ainsi, certains luthiers sous traitaient des commandes d'archets avec leurs confrères menuisiers.


Charles Nicolas BAZIN
L'obligation d'estampiller les objets a pris fin à la révolution française, avec l'abolition des privilèges. Cependant, de nombreux artisans ont continué d'apposer leur marque sur leurs créations...
L'estampille - ou marque au fer - est ainsi devenue un moyen marketing de se faire connaitre.
Certaines grandes maisons de fabrication d'archets utiliseront différentes marques pour différencier leurs modèles.
Certains luthiers ou marchands d'instruments marqueront le travail sous traité aux archetiers.
Certains archetiers utiliseront des marques complémentaires en fonction de prix reçus ou de participations a de grandes expositions.
Afin de garantir le mieux possible l'authenticité du travail réalisé, deux marques (similaires ou différentes) peuvent être apposées en divers endroits de l'archet.


Autres informations  : histoire de l'estampille

(Sources : wikipedia - authenticite.fr - maison salamandre - le petit chineur - la tour camoufle - recherches et documents personnels)

jeudi 16 mai 2013

Marc BOUCHKOV, violon : lauréat du Concours Musical International de Montréal

Marc BOUCHKOV est né en France à Montpellier en 1991, dans une famille de musiciens. Il débute ses études de  violon à l’âge de 5 ans avec son grand-père Matis VAYTSNER. Un an plus tard, il fait ses débuts sur scène.

En 2001, Marc entre au C.N.R. de Lyon dans la classe de Claire Bernard.
En 2003,à l’âge de 12 ans, Marc obtient  le Premier Prix de Violon du C.N.R. de Lyon , à l’unanimité avec les félicitations du Jury.
En 2006, dans le cadre des concerts de Carnegie’Small à Paris, Marc a l’honneur de jouer pour Ivry GITLIS.
En 2007, à l’âge de 16 ans il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dans la classe de Boris GARLITSKY.
Marc, dès lors, a l'occasion de se produire dans de nombreux récitals en France,e n Belgique et en Allemagne.
En 2007, distingué par l’Association Philarmonique de Lyon, Marc obtient une bourse d’encouragement qui lui permet de développer son évolution artistique.
En 2008, à 17 ans, Il remporte le Premier prix du Concours International de violon Henri KOCH, à Liege.
Il se produit ensuite avec Ivan Monighetti en trio, avec Elisso Virsaladze en quatuor, ainsi que sous la baguette de Peter Csaba lors du célèbre "Encuentro Musical" de Santander.
Il obtient le prix spécial des jeunes solistes du festival  d’été d’Elbe, ce qui lui donne l’occasion de se produire avec "les Solistes de Moscou"  sous la direction de Yuri Bashmet.
En 2010, il obtient à l’unanimité le  Premier Prix de violon, mention TB avec les félicitations du Jury au CNSM de Paris.
En 2010, il obtient également le Premier prix aux auditions des "Young Concert Artists" de Leipzig.

Il poursuit ses études avec Boris Garlitsky à Hambourg, où il obtient le soutien de Brigitte Feldtmann, qui lui met à disposition  un violon signé Jean-Baptiste Vuillaume.
Il remporte également la bourse "Edel-Prize".


En  2012, Marc est lauréat du "Concours International Reine Elisabeth" à Bruxelles. Marc BOUCHKOV  s’est  produit avec différents orchestres dont ‘ l’Orchestre de la "Hochschule Fur Musik und Theater "de Hambourg , le Hamburger Symphoniker , Hacettepe Senfoni Orkestrası’ à  Ankara, " Orchestrates Impromptu" à Paris, l'Orchestre Philharmonique de Liège, l’Orchestre National de Belgique et le Brussels Philharmonic.

Marc BOUCHKOV est le lauréat 2013 du Concours Musical International de Montréal. Il emporte les 30 000 $ du 1er Prix ainsi qu'un archet signé "RAFFIN à PARIS" en modèle SARTORY.

(crédit photo Marc BOUCHKOV: CBCMusic)




mercredi 15 mai 2013

Un outil indispensable : le canif de l'archetier


Le canif est le principal outil et compagnon de l'archetier. De la cale (coin) qui immobilise les crins de la mèche dans la hausse et dans la tête de l'archet jusqu'à la fabrication artisanale de l'archet lui-même, la lame du canif est présente. Personnalisé par chaque archetier qui lui façonne acier et manche, l'outil est individuel et rarement prêté...

Historiquement et tour à tour : canivet (petit couteau), quenif, knifr, le mot "canif" - proche de "knife" en anglais (ou pen knife) - serait dérivé de la langue francique (langue morte). Sa prononciation - "kanif" - préconisée par Emile LITTRE, l'emporte sur celle de Gilles MENAGE et son "ganif"

A l'origine, le canif est conçu d'une petite lame de fer emmanchée de bois ou d'ivoire et qui servait à tailler les plumes ou les roseaux des écrivains publics. Puis les graveurs sur bois et les luthiers vont s'emparer de sa maniabilité pour l'utiliser dans la réalisation de leurs ouvrages

Un évènement historique va faire parler du canif : le 05 janvier 1757, vers 18 heures, Robert-François DAMIENS tente d'assassiner le roi dans les jardins du château de Versailles avec un canif mais Louis XV n'est que légèrement blessé à l'épaule. Le meurtrier ne donnera aucune explication justifiant son acte malgré la torture. Condamné à la mort par écartèlement, il sera supplicié en place de grève durant toute la journée du 28 mars.

En 1771, dans l'Art du coutelier, Jean-Jacques PERRET traite (page 150 et suivantes) de la fabrication d'un canif.

En 1824, le Dictionnaire technologique ou Nouveau dictionnaire universel (...) relate l'utilisation du canif par les luthiers de  Mirecourt pour la réalisation des chevalets en bois d’érable.
 
Aujourd'hui, la tradition perdurant, chaque apprenti  « archetier » se doit de réaliser ses propres outils et d'attacher une attention toute particulière à l'élaboration de son ou de ses canif(s)...
 
 

(Sources : wikipedia - Google Livres - Université de Montpellier 3 - BNF/Gallica - recherches et documents personnels)

lundi 13 mai 2013

SpiriTango Quartet : "RAGE" / Atelier Sandrine RAFFIN - Archetiers

Thomas Chédal / accordéon
Fanny Azzuro / piano
Fanny Gallois / violon
Benoît Levesque / contrebasse



Complicité, amitié, enthousiasme... voilà trois noms qui qualifient parfaitement l’entente des quatre musiciens du groupe SpiriTango Quartet. Ils font sonner les tangos de Piazzolla avec une énergie communicative et une puissance sonore alliées à une infinie douceur. De la musique naît une histoire passionnante, dont on ressent la souffrance et l’amour. Celui de Piazzolla, créateur du tango moderne et des harmonies sensuelles.

Tous diplômés du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et à l’aube d’une carrière prometteuse, ces quatre instrumentistes partagent cette passion de la musique argentine et la transmettent au public avec enthousiasme et générosité. De la rencontre entre Thomas Chedal, Fanny Azzuro, Fanny Gallois et Benoît Levesque est né le SpiriTango Quartet : un virtuose de l’accordéon, une pianiste qui dégage une large palette d’émotions, une violoniste au timbre chaleureux et un contrebassiste dont les graves rebondissent et résonnent profondément.

Ils commencent à travailler ensemble il y a deux ans au côté de Jean-Noël Crocq, professeur de musique de chambre au CNSM de Paris, et Hervé Sellin, pianiste de Richard Galliano lors du projet « Piazzolla Forever » et professeur de Jazz au CNSM, ce qui les enrichira énormément au niveau du rythme et du groove.
Un an après leur rencontre, ils remportent en 2011 le Prix de l'Atelier Sandrine RAFFIN – Archetiers, décerné au 25e Concours Européen Musiques d'Ensemble FNAPEC : une bourse pour soutenir un projet qui leur est cher, celui d’enregistrer un album en hommage à Piazzolla d’ici à la fin de l’année 2012.
Ils se produisent alors à plusieurs reprises en France (Provence, Alpes, Ile-de-France), notamment à Paris, sur des scènes prestigieuses : aux Archives Nationales (Hôtel de Soubise) dans le cadre du Festival Jeunes Talents, aux Invalides (Grand salon du musée de l’Armée) dans la série de concerts Jeunes Talents, à Osny dans le cadre du Festival d’Auvers-sur-Oise, à Cergy-Pontoise (amphithéâtre de l’ESSEC) dans le cadre du Festival Piano Campus, au Château d’Annecy grâce à Annecy Classic Festival, dans la saison des Concerts de Poche, à la Cité de la Musique à Marseille, ainsi qu’à Gap (chapelle des Pénitents) et à Serres avec le soutien du Festival de Jazz à Serres et de l’association Musique au cœur des Baronnies – le rendez-vous des jeunes artistes.

Ils obtiennent en juin 2012 leur Prix de 1er cycle supérieur de Musique de Chambre avec la mention Très Bien à l'unanimité et les Félicitations du Jury, dans la classe de Jean-Noël Crocq, et sont admis à l’unanimité du jury en cycle de Master (2e cycle), pour étudier avec Ami Flammer et Claire Désert à partir de septembre 2012.

Pour la saison 2012-2013, outre de nombreux concerts à Paris et dans toute la France, le SpiriTango Quartet a enregistré en décembre dernier son premier album, RAGE, consacré à Piazzolla, avec le label Polymnie, et partira en tournée au Maroc, à Djibouti, en Croatie, etc... Ce premier CD sortira fin avril 2013.
Par ailleurs, ils souhaitent continuer leur collaboration avec le récitant François Castang afin de donner des concerts partagés entre la lecture de poèmes argentins et certains tangos d’Astor Piazzolla, concept qu’ils travaillent au sein du conservatoire avec Vincent Vittoz, metteur en scène.



Leur répertoire s’étend de Julio De Caro à la musique de Graciane Finzi, Impression Tango, en passant par l’incontournable musique d’Astor Piazzolla, qui est leur compositeur fétiche, et celle de Frédéric Devreese. Ils vont créer cette année une pièce du jeune compositeur Alexandre Fontaines ainsi qu’une pièce de Bernard Cavanna et rajouteront à leur répertoire des tangos de Ramiro Gallo et Andrés Linetzky.

LA VIDEO


www.spiritangoquartet.com - arts-scene.be - www.atelier-raffin.com - Château Romanin