vendredi 26 avril 2013

Atelier Sandrine RAFFIN - Archetiers, partenaire du Concours Musical International de Montréal


Des prix ainsi que des engagements d’une valeur totalisant près de 130 000 $ CAN sont décernés aux lauréats et aux finalistes. Ceux-ci sont remis officiellement lors du concert gala des lauréats.



L'Atelier offre au lauréat du premier prix un archet neuf  en modèle SARTORY d'une valeur de 3 500 CAN.

www.concoursmontreal.ca

Communiqué de presse : en pdf

mercredi 24 avril 2013

Un archet - des auteurs : Louis MORIZOT Frères


Dés 1930, Joseph Louis MORIZOT dit "Louis MORIZOT Père"  envisage de créer une association avec ses fils qu'il a formés au métier de l'archèterie. L’atelier portera alors l'enseigne "Louis MORIZOT et ses fils".

L'atelier déménage au 39 ter Rue du Faubourg St Vincent à MIRECOURT et devient, par la qualité de son travail, le principal concurrent de l’atelier de Louis BAZIN, successeur de Charles Nicolas.

Petit à petit, "MORIZOT Père" va transmettre son affaire à ses fils qu'il accompagne quotidiennement et officiellement jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale. L’entreprise devient ainsi l’atelier « L. MORIZOT Frères ».

André Auguste, né en septembre 1907 à MIRECOURT (88 - Vosges), surnommé "le citron", est le plus talentueux des frères. L'atelier lui confie la réalisation des archets "haut de gamme". Décède en février 1978.

Louis Gabriel, né en juin 1903 à MIRECOURT (88 - Vosges), surnommé "le pompier", travaille principalement à la fabrication des archets de contrebasse et des hausses. Décède en juin 1988.

Marcel Louis, né en avril 1912 à MIRECOURT (88 - Vosges), surnommé "le finfin", travaille essentiellement à la fabrication des baguettes d'archets de facture courante. Décède en février 1969.

Paul Charles, né en février 1899 à MIRECOURT (88 - Vosges), surnommé "le Chef", dirige l'entreprise et produit, dans ses courts moments de temps libre, des hausses pour la production artisanale de l'atelier. Décède en février 1970.

Paul Georges, né en février 1910 à MIRECOURT (88 - Vosges), surnommé "le petit vieux", est considéré comme le finisseur des archets. Il s'attache à donner aux archets leur aspect final et en contrôle la qualité. Décède en juillet 1959.

René, né en août 1917 à MIRECOURT, est le plus jeune des frères à ne pas pratiquer l'archèterie. Il sera luthier. Décède en 2001.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale (1939-1945), la petite société familiale va prospérer pendant près de 10 ans. Mais le décès de Louis MORIZOT Père, en 1957, va déstabiliser l'entente fraternelle. Refusant l'industrialisation de leur savoir-faire et le nouveau profil de l'archèterie française, les cinq frères ne pourront transmettre leur atelier à leurs enfants ou aux apprentis talentueux qui travaillent pour eux (tel que Jean-Jacques ou Bernard MILLANT). Les derniers archets MORIZOT seront produits pas André Auguste jusqu'en 1978.

Les archets signés de l'atelier « L. MORIZOT Frères » sont de bonnes factures. Très appréciés par les jeunes musiciens, leurs versions montées argent ou or sont d'un excellent rapport  "qualité-prix".
 
(Sources : archives des Vosges - Musée de la Lutherie et de l'Archèterie française de Mirecourt - Google maps - Wikipédia - Documents et recherches personnelles - Famille MORIZOT)

 

jeudi 11 avril 2013

Archet modèle CRAMER : une collaboration européenne...



On oublie trop souvent que l'évolution des instruments et des archets est en partie due au travail de recherche de certains musiciens...
Ainsi, l'archet trouve ces lettres de noblesse auprès de Corelli, Tartini, Cramer, Viotti, Cartier...
Mais qui est donc CRAMER ? Pourquoi un modèle d'archet porte t il son nom ?

Si Jean-Baptiste CRAMER se révèle comme étant l'un des fondateurs de la grande école de piano et un excellent compositeur, c'est son père, Guillaume (Wilhelm)*, qui aura solide réputation de violoniste dans toute cette Europe du 18e siècle.

Wilhelm CRAMER est né en juin 1746 à Mannheim, en Allemagne.
Il réunit, comme le prétendent certains biographes allemands, le jeu brillant d' Antonio Lolli (violoniste et compositeur italien) et de Franz Benda (violoniste et compositeur tchèque). Il est perçu, par les critiques du moment, comme étant le premier violoniste de son temps en terre germanique.
Il est employé, dans sa ville natale, à la Chapelle princière de l'Electeur Palatin de 1750 à 1770 (École de Mannheim - Mannheimer Hofkapelle).

Au cours de cette année 1770, il cède à l'appel de l' Angleterre, le seul pays européen où les artistes "distingués" trouvent facilement le moyen de faire une fortune digne de leurs talents. Il est très rapidement nommé musicien de la Chambre, solo de la Chapelle Royale (Chapel Royal) et directeur de l'Opéra à Londres (Royal Opera House).
Il est alors recherché dans tous les concerts européens. En 1787, il conduit l'orchestre de 800 musiciens qui exécutent le 3eme jubilé d'Haendel.


C'est très certainement auprès de la famille DODD (Edward et John), fabricants d'archets britanniques, que Wilhelm CRAMER fera évoluer un modèle de baguette allemand, propice à son jeu et qui conviendra, par la suite, à toute une génération de musiciens. Le modèle portera son nom et sera copié par un grand nombre d'archetiers dont la famille TOURTE...

Wilhelm CRAMER s'éteint à Londres en octobre 1799.

* = Wilhelm : forme germanique de Guillaume / Vient du germain "wil et helm" signifiant : "volonté et casque"
 
(Sources : wikipedia - BNF/Gallica - Recherches et documents personnels)

mardi 9 avril 2013

Un archet - un auteur : Pierre MALINE

Pierre MALINE est né à MIRECOURT (88 - Vosges) le 22 novembre 1883 au domicile de son grand-père maternel, son père - François Alexandre MALINE, luthier - résidant alors à PARIS.

C'est dans ces conditions particulières que va grandir le jeune Pierre et être formé très rapidement à la lutherie et à l'archèterie, au cœur d'une famille artisane, fabricants d'archets de père en fils (Jean Joseph, François Alexandre, Nicolas, Nicolas Auguste Eugene, Sigisbert Fourier).
Comme tout adolescent, Pierre MALINE va effectuer des tâches réservées aux enfants de son âge auprès des plus grands ateliers mirecurtiens (garniture, plaque de tête, méchage, tri du crin, finitions).


Progressivement il aura accès à la fabrication de l'archet en tant que tel et travaillera, entre autre, pour la Maison CUNIOT-HURY.

Son travail appliqué le conduira dans l'atelier paternel pour lequel il collaborera jusqu'au décès de François Alexandre (1922).

De grands ateliers de lutherie lui proposeront du travail de fabricant d'archets jusqu'à sa mort, en février 1939.

Les (trop) rares archets de Pierre MALINE, signés de sa main, sont d'excellente facture et méritent toute l'attention de musiciens avertis.

(Sources : Archives des Vosges - Google Maps - Ville de Mirecourt - Archives et recherches privées)

mardi 2 avril 2013

Actualité : O-Bow, le violon électronique qui produit le son à partir d’un laser...

Ce violon électronique se résume à un cylindre en cuivre dans lequel est placé un capteur détectant la vitesse et l’angle de l’archet pour restituer le son. Un outil qui peut faciliter l’apprentissage de cet instrument, mais aussi s’adresser aux musiciens professionnels. Dylan Menzies, l’inventeur de l’O-Bow, a répondu aux questions de Futura-Sciences.
Le violon fait partie des instruments de musique les plus difficiles à maîtriser. Des années de pratique sont nécessaires pour acquérir une bonne technique du maniement de l’archet. Dylan Menzies, professeur à la faculté de technologie de l'université De Montfort de Leicester en Angleterre, a mis au point un violon électronique sans cordes qui reproduit fidèlement le son d’un instrument classique, sans requérir une maîtrise aussi précise. Baptisé O-Bow (en anglais, archet se traduit par bow), l’appareil consiste en un cylindre en cuivre creusé en son centre pour former un guide pour l’archet. Au creux de la rainure se trouve un capteur de flux optique (comme ceux qui équipent les souris informatiques) et qui mesure la vitesse, l’angle de l’archet ainsi que la distance qui le sépare du capteur. Un logiciel se charge de synthétiser les données pour restituer le son de l’O-Bow, qui est relié à un ordinateur.

L’O-Bow en action. L’appareil est relié à un ordinateur muni d’un logiciel qui synthétise les informations recueillies par le capteur optique concernant la vitesse, l’angle et la distance de l’archet. L’inventeur de l’O-Bow, Dylan Menzies, estime que cet instrument pourrait servir aux musiciens professionnels, mais aussi faciliter l’apprentissage du violon. © Université De Montfort, Dylan Menzies
« Un véritable instrument à cordes nécessite un contrôle minutieux et une coordination de la vitesse, de la position, de la pression de l’archet ainsi que de la position des doigts et du vibrato, ce qui peut prendre des années à maîtriser, souligne Dylan Menzies. O-Bow nécessite seulement le contrôle de la vitesse de l’archet, et il est plus indulgent tout en conservant un potentiel d’expression considérable. » Il est possible d’utiliser un clavier électronique pour jouer les notes comme si l’on actionnait les cordes du violon.
Le violon électronique O-Bow sur le marché d’ici un an
Comme l’a expliqué à Futura-Sciences le professeur Menzies, « l’information provenant du capteur consiste en une série d’échantillons qui sont mélangés et formés pour obtenir un résultat convaincant. Différents modèles d’archets peuvent être utilisés, ainsi que des baguettes en bois ». Outre le fait qu’il permet de produire immédiatement un son juste, O-Bow élimine également les contraintes physiques liées à la pratique du violon.
À qui est destiné cet appareil ? « À l’origine, il a été conçu en pensant aux créateurs de musique électroacoustique. Ils se servent de claviers pour contrôler des logiciels complexes, mais ils sont limités pour les instruments à cordes, qui ont une vaste plage d’expression », poursuit Dylan Menzies. « Un autre domaine potentiel est l’enseignement, où le violon est notoirement difficile à introduire », a-t-il précisé, en ajoutant qu’il avait également été contacté par des personnes souffrant d’une incapacité ou d’un handicap et qui voudraient se remettre au violon. O-Bow a fait l’objet de plusieurs demandes et dépôts de brevet. Le professeur Menzies a indiqué qu’il était en pourparlers avec un fabricant pour produire un modèle commercialisable qui, espère-t-il, pourrait être mis sur le marché d’ici un an.

(Sources : www.futura-sciences.com)