jeudi 28 février 2013

Bois de corail : l'africain

Une facture datée de 1825 de François Xavier TOURTE à Louis-Philippe GIROD de Vienney (1779-1852), baron de Trémont démontre que l'archetier travaillait différentes essences de bois dont le bois de corail.
 




Le bois de corail (Chassalia corallioides), tel que défini aujourd'hui, est une espèce de plante de la famille des rubiacées. Elle est endémique de l'île de La Réunion, département d'outre-mer français dans le sud-ouest de l'océan Indien. Elle est facilement reconnaissable à son inflorescence ressemblant à du corail.
 


Mais le bois dont parle TOURTE est vraisemblablement le padouk, bois d'afrique de l'ouest (african padouk) très estimé pour sa durabilité, sa stabilité et  sa couleur naturelle rouge vif à rouge-orangé, qui fonce pour devenir brun rougeâtre.
De son nom botanique Pterocarpus soyauxii, le padouk est un bois très dense et nécessite des outils bien affûtés, dont le tranchant ou la pointe est de préférence en carbure. Il se travaille toutefois très bien et prend un beau poli. Il résiste aux termites, et sa grande durabilité permet même de l’employer pour des usages extrêmes en extérieur ou dans l'hydraulique.

Aujourd'hui, Le padouk est surtout utilisé pour la fabrication de boiseries de luxe, de moulures, d’escaliers et de lambris. Il sert aussi à créer des motifs riches et attrayants de parqueterie en mosaïque, en harmonie avec des bois plus pâles. On en fait de très beaux meubles, des crédences et des tables d’appoint, des boîtiers d’horloge (TOURTE n'a-t-il pas un passé d'horloger ?) et des coffrets.
Le padouk est très résistant et peut être utilisé pour des boiseries extérieures, des meubles de jardin luxueux et pour le mobilier des cabines de luxe sur les bateaux.

(Sources : La Réunion - La Jaune et la Rouge - casatv - wikipedia - Iris BREMAUD et Nelly POIDEVIN - recherches personnelles)

mardi 26 février 2013

Un archet - un auteur : Etienne PAGEOT dit "PAJEOT"

Etienne PAGEOT nait à MIRECOURT (88 - Vosges) en janvier 1791, d'un père facteur d'archet, Louis Simon PAGEOT (natif de GRENOBLE - 38 - Isère).
Le jeune Etienne se trouve orphelin de père dés sa pré-adolescence. L'apprentissage commencé auprès de l'atelier paternel est loin d'être terminé.
C'est dans les ateliers mirecurtiens de ce début 19eme siècle qu'Etienne PAGEOT va progressivement trouver son propre style.


Archives des Vosges
En 1815, Etienne PAGEOT est Grenadier à la Première Compagnie du Deuxième Bataillon de la Garde Nationale des Vosges. Au cours de la même année, il épouse Catherine PERRIN (en mai) et signe son contrat de mariage "PAJEOT".
Son beau père est maréchal ferrant, ce qui facilite la compréhension du travail des métaux.
Un des témoins du mariage, Joseph Laurent METZ, est marchand luthier. Les informations que PAGEOT peut obtenir des "itinérants" lui permet d' accéder au travail de ses confrères oeuvrant dans de grandes villes éloignées de MIRECOURT...

Ayant repris son métier, l'observation des techniques et autres "inventions" de ses pairs lui autorise le développement d'idées qui ne manqueront pas d'attirer l'oeil avisé de l'opportuniste Jean-Baptiste VUILLAUME. Ce dernier n'hésitera pas à prendre à son compte certaines de ces idées (exemple : archet à mèche interchangeable) et à les faire appliquer par les archetiers de son atelier parisien.

Laurent GRILLET, dans "Les Ancêtres du VIOLON" Tome 2 (1901), affirme de PAGEOT (dit PAJEOT) :
"Fils, élève et successeur du précédent (Louis Simon). Il fit quantité d'archets excellents, lesquels ne portent pas toujours son nom, car il travailla beaucoup, dit-on, pour le compte de Lafleur (Joseph René)". Ce qui expliquerait la qualité du choix de ses bois...

Il est clair que la renommée du travail d'Etienne PAGEOT (dit PAJEOT) fait vite le tour de France et le bonheur des musiciens de l'époque à la recherche d'archets performants, beaux et abordables niveau prix (LAFLEUR et TOURTE sont déja quasi inaccessibles pour le musicien débutant).

Archives des Vosges
Etienne PAGEOT (dit PAJEOT) décède dans sa ville natale en août 1849 à l'age de 58 ans. Il est précisé sur le registre d'état civil "sans profession". Cette même année, de mars à septembre, une épidémie nationale de choléra fait de nombreux morts (16 000). Mirecourt n'y échappera pas... 

Etienne PAGEOT laisse derrière lui une collection d'archets de très grandes qualités - signés souvent "PAJEOT" - que les musiciens contemporains apprécient tout particulièrement pour leur jouabilité et leur design.


(Sources : wikipedia - archives des vosges - laurent grillet - recherches personnelles)

jeudi 21 février 2013

Archets et Instruments : les Grands Magasins

Le Bon Marché - Aristide Boucicaut
Les grands magasins sont apparus sur les boulevards des grandes villes au début du XIXe siècle. Les petites échoppes médiévales situées dans des ruelles sombres laissent progressivement la place aux grandes enseignes disposant de comptoirs multiples, mieux approvisionnés et renouvelant régulièrement leurs produits.
On doit cet évolution à Aristide Boucicaut, fondateur du grand magasin "Le Bon Marché" précurseur et promoteur des principes du commerce moderne.
Ces nouveaux magasins font suite aux marchandes de frivolités du XVIIIe siècle, puis aux magasins de nouveautés (comme La Fille d'Honneur, Les Deux Magots, La Barbe d'Or, Aux Dames Élégantes, La Belle Jardinière) apparus dans la deuxième partie du XVIIIe siècle dans des rues-galeries, des rues-salons et des passages couverts qui favorisent un achalandage paisible à l'abri des intempéries et d'une circulation parfois anarchique.



La Samaritaine (Les Archives Bleues)
L'histoire des Grands Magasins reflète l'évolution économique et sociale de la capitale. De même, de part leur importance, les Grands Magasins participent aux mutations sociales et économiques du XIXe et du XXe siècle avec notamment l'apparition d'une nouvelle classe sociale : les employés.
Dans les coulisses de ces « temples » de la vente et de la consommation se joue une comédie humaine bien souvent inconnue du grand public, tandis qu'en vitrine s'affiche un univers spectaculaire et fantastique.
Plusieurs arrondissements de PARIS sont concernés par l'implantation d'un Grand Magasin et les bouleversements et transformations qu'il a pu ou peut amener permettent de mettre en lumière  un héritage (et une empreinte) architectural, sociologique, commercial et urbain.



THIBOUVILLE-LAMY (photo colorisée)
L'attrait de PARIS va attirer quelques entreprises mirecurtiennes de fabrication d'instruments comme la Maison THIBOUVILLE -LAMY. Il ne s'agit pas de simples magasins (ou usines) mais de véritables "show-rooms" installés sur plusieurs numéros de rue. Ainsi, les ateliers THIBOUVILLE-LAMY étendent leurs boutiques du 68 bis au 72 rue Réaumur (Paris - 75003), chaque vitrine correspondant à un type d'instrument (guitare, piano, instruments du quatuor à cordes et archets, accessoires, etc).
Atelier Sandrine RAFFIN - Archetiers
Mais les diverses crises économiques qui secoueront le XXe siècle vont faire disparaître petit à petit ces "grandes surfaces" dédiées aux instruments.
Aujourd'hui il est (re)devenu courant, pour un musicien, de se rendre dans une "boutique-atelier" et de retrouver, dans un monde devenu extrêmement individualiste, le plaisir de dialoguer avec un fabricant artisan et d'en solliciter ses conseils...



(Sources : wikipedia - luthiers-mirecourt.com - les archives bleues - ville de paris - documentation personnelle)

mardi 19 février 2013

Un archet - un auteur : Eugène Victor BROUILLIER

Eugène Victor BROUILLIER naît à MIRECOURT (88 - Vosges) en  décembre 1887 d'un père luthier, Eugène BROUILLIER.
Sa scolarité à peine terminée il apprend le travail du bois chez CUNIOT-HURY (1901). Bon élément, l'atelier Louis et Charles Nicolas BAZIN n'hésite pas à le joindre à son équipe (1906). Eugène Victor va également passer par l'atelier LABERTE (1911) avant de revenir chez Louis BAZIN.
Il épouse Annette UGAZIO en décembre 1912.

Au cours de l'année 1920, Eugène Victor travaille pour BAILLY.
En 1923, le couple donne naissance à un fils, Raymond (décédé à Mirecourt en janvier 2013 à l'âge de 89 ans).
Sa rencontre avec François LOTTE, homme de caractère, lui permet de s'associer avec ce dernier pour créer la Maison "BROUILLIER & LOTTE" en 1925. Cette association houleuse va être de courte durée (12 mois) et oblige Eugène Victor a s'installer à son compte.

Malheureusement, la difficile période économique  que traverse le métier va le contraindre à retourner travailler pour les ateliers LABERTE.

Eugène Victor BROUILLIER décède en septembre 1951 dans sa ville natale.
Il laisse derrière lui de bons archets qui ne laissent pas indifferents les musiciens éclairés.

(Sources : Geneanet - Ville de Mirecourt - Vosges matin - luthiers-mirecourt.com - Archives des Vosges - documents personnels)

jeudi 14 février 2013

Secret d'atelier : la colle d'os

Sans doute la colle la plus ancestrale : elle était déjà utilisée sous l’Egypte ancienne. Un document daté de 1470 av. J.-C. décrit également la fabrication de la colle d'os dans la construction du mobilier..

On peut lire dans l'ouvrage de Denis PAPIN- édition de 1682 - : «... que cet artiste , au moyen de sa marmite , a préparé une gelée avec les os ainsi qu'avec l'ivoire, avec laquelle il a bien collé un verre cassé; qu'il a de plus pénétré de gelée d'os un vieux chapeau qui est devenu très-ferme; il a dit aussi que si l'on se servoit d'une telle liqueur pour faire des chapeaux, ils seroient bien meilleurs qu'à l'ordinaire.»

Dans l'Encyclopédie methodique de 1805 on peut également découvrir cette bien étange recette :

Détail d'une cuisson de colle d'os , faite dans le laboratoire de M. Pelletier, le 14 mars 1792.
 
"Six livres de rapures d'os ( prises chez des faiseurs de moules de boutons ) ont été mises dans une chaudière de cuivre, avec 14 pintes d'eau : on a laissé cette râpure tremper deux jours à froid , afin que l'eau la pénétrât & la disposât à rendre avec plus de facilité la colle qu'elle contenoit.
Le 27, la chaudière a été mise sur un fourneau dont le feu a été allumé le matin à onze heures : l'ébullition a commencé à avoir lieu à Midi; le feu a été soutenu jusqu'à neuf heures du soir , & l'on a laissé digérer la colle sur son marc toute la nuit , pendant lequel tems elle s'est épurée sans aucune addition.
Le 28 , la liqueur a été tirée à clair avec un syphon; elle a rendu, de liquide, 14 pintes , & par l''expression du marc on a encore deux pintes de liqueur.
Cette colle ainsi soutirée a été mise sur le feu dans une bassine , pour en évaporer l'eau superflue & la rapprocher. Lorsque la colle a paru suffisamment cuite d'après les épreuves ordinaires, on a retiré la bassine du feu  & après avoir laissé reposer la colle environ une demi-heure , on l'a versée dans des boîtes ; les boîtes ont été ensuite portées dans un lieu frais jusqu'au lendemain. Pendant ce court espace la colle s'étoit prise en une gelée ferme : en cet état, on l'a coupée par tablettes, & on l'a mise sur des filets dans un grenier pour y sécher.
  La colle a été quatorze jours à sécher ; à la vérité le tems n'a cessé d'être très-humide & pluvieux.
Voici le tableau des produits de cette opération.
Six livres de poudre d'os ont rendu, savoir .
    1°. En colle transparente. » liv. 15 onc. 4 g;
2°. Colle de marc » » 4
3°. Marc desséché 4 5 »
Perte ou déchet » 15"
On doit observer que ce déchet, très-considérable , seroit beaucoup moindre en opérant en grand. 11 seroit possible d'ailleurs de traiter de nouveau le marc avec une nouvelle quantité d'eau , & d'en retirer un peu de colle peut être d'une qualité inférieure , mais au moins les os seroient plus épuisés. La colle obtenue par ce procédé est, par sa transparence, analogue à celle dite façon d'Angleterre; & quelqu'imparfaire que soit l'expérience dont on vient de rendre compte , son résultat important est qu'elle a fourni une livre de colle sur six livres d'os."

Cette colle est extirpée d’os bovins longuement bouillis, puis filtrés et séchés anciennement sur des grilles, pour être commercialisée sous forme de plaques.
L'avantage de cette colle est qu'elle est réversible (décollage en chauffant) et malgré tout, très résistante...



Aujourd’hui on ne la trouve plus qu’en perles...

Article : Recette d'atelier version Ecole BOULLE :  la colle d'os et de nerf

(Sources : gallica - google livres - wikipedia - recherches personnelles)

mardi 12 février 2013

Un archet - un auteur : Charles Alfred BAZIN

Charles Alfred BAZIN nait en novembre 1907 à MIRECOURT (88 - Vosges) dans une famille de fabricants d'archets. Charles Louis BAZIN, son père, Joseph Emile, son oncle, Charles Nicolas II, son grand-père, François Xavier, son arriere grand-père et Joseph Eustache, son arrière grand-oncle, vont laisser au jeune Charles Alfred un héritage professionnel conséquent.

Dans l'excellent article qui lui est consacré par Hélène Claudot-Hawad, ethnologue (Un enfant de Mirecourt reprend malgré lui l’archèterie familiale et tente toute sa vie de patron de demeurer un artisan - documents sonores : voix de Charles Alfred BAZIN) on peut noter :


cliché B. Lesaing

"La fabrication “à la division” (chaque élément de l’instrument conçu indépendamment des autres et en série par un ouvrier) est rémunérée à la pièce et pousse les ouvriers à la rentabilité (avec des gestes plus efficaces et rapides). Par contre, la pratique artisanale reste rémunérée à l’heure.

En 1936, Charles-Alfred Bazin quitte le giron familial, part à Paris exercer un autre métier, mais il est rattrapé par l’obligation de reprendre l’affaire de son père accidenté. Après la guerre, le commerce décline en perdant son client américain. La disparition des orchestres et l’émergence des enregistrements musicaux participent également de la crise. Les jeunes luthiers doivent changer de métier, la ville de Mirecourt les oriente vers les postes, les douanes…

Charles-Alfred Bazin pense que l’origine ouvrière des patrons de Mirecourt les a empêchés de valoriser et de commercialiser leur fabrication sur le plan artistique. Il pointe la concurrence déloyale entre Paris et Mirecourt."

C’est suite à la requête de Charles Alfred BAZIN auprès de l’Académie française  que le mot “archetier” (tant espéré par son grand-père et son père) a été introduit dans le dictionnaire de la langue française. Cette distinction était souhaitée par les luthiers fabriquants de violons, altos, violoncelles et contrebasses.

Charles Alfred BAZIN décède en mars 1987.
Sa conséquente production d'archets (signée Charles BAZIN) de très bonne qualité (de par le choix du bois utilisé) reste l'attrait de bons nombres de musiciens professionnels et amateurs avertis.

A consulter : les carnets de la phonotèque

(Sources : Google Maps, Archives des Vosges, Helene Claudot-Hawad, luthiers-mirecourt, Ville de Mirecourt, archives et recherches personnelles, cliché de B. Lesaing)


vendredi 8 février 2013

Maison LABERTE-HUMBERT : Cécile LABERTE témoigne...

Il ne s'agit pas d'un atelier chinois du 21e siècle mais bel et bien d'un atelier français de lutherie et d'archèterie du début 20e siècle.

Hélène Claudot-Hawad, ethnologue et descendante d’une famille de luthiers, a mené plusieurs entretiens sur ce métier entre 1981 et 1993. En 1982, elle s’est rendue dans leur ville d’origine et capitale de la lutherie, Mirecourt, et elle y a rencontré des anciens du métier, ainsi que leurs proches.

Un témoin, Cécile Laberte, descendante de la maison Laberte, fondée à Mirecourt en 1780 dresse (sur ce lien) le portrait de la profession et celui de l'entreprise familiale...

(Sources : Les Carnets de la Phonotèque - Hélène Claudot-Hawad)

mardi 5 février 2013

Un archet - un auteur : Jacques LAFLEUR

Mediathèque Cité de la Musique
Historiquement, l'archèterie française a été et reste encore célèbre par ces archetiers (et ces archetières)...
Si le vingtième siècle s'est focalisé sur la famille TOURTE en général, et sur François- Xavier TOURTE en particulier, comme références à la standardisation de l'archet, le dix-neuvième est moins catégorique et fait, entre autre, la part belle à Jacques LAFLEUR, né le 28 mars 1757 à NANCY (54 - Meurthe et Moselle).
Il sera baptisé à la Paroisse Saint Sébastien*.

NANCY Hier - Collection Pierre BOYER
Apprenti luthier puis luthier, Jacques progresse rapidement et fabrique de très appréciables instruments du quatuor. C'est par l'archèterie qu' il va pourtant exceller avec ses célèbres baguettes octogonales.
En 1783, fort de son expérience, il s'installe à PARIS, rue de la Coutellerie, à peine 800 m à pied de l'atelier de la famille TOURTE et à quelques dizaines de mètres de Toussaint Nicolas Germain LEFEBVRE, luthier.
Endroit "stratégique" puisqu'à proximité d'un port de livraison de bois exotiques...
En 1785, il déménage pour la rue de la Verrerie puis, en 1788, pour la rue de la Juiverie (rue de la Cité).

Mediathèque Cité de la Musique
En 1812 naît son fils Joseph René LAFLEUR qui lui succédera dans la fabrication d'archets. Il se dit alors que les archets du fils sont remarquables et quelquefois aussi bien faits que ceux de"'François Tourte" (Albert JACQUOT et Gustave CHOUQUET).
De tous les apprentis qui évolueront dans le célèbre atelier de Jacques LAFLEUR, notons également un certain Nicolas MAIRE.
Jacques LAFLEUR s'éteint en 1833 d'une maladie proche du choléra. Il laisse derrière lui un patrimoine inestimable d'archets de haute facture et un fils archetier très prometteur...

* La paroisse Saint Sébastien a été créée le 21 novembre 1593 suite à la construction de la Ville Neuve de Nancy, par décision du Duc de Lorraine, Charles III. Elle prend le nom de Saint Sébastien, le duc et son fils, le cardinal Charles, ayant une grande dévotion pour celui que l'on invoquait en cas de maladie contagieuse.  L’église Saint-Sébastien était alors au cœur d’un quartier populaire et commerçant.
Le père de Jacques, Sébastien Gabriel FLEUR dit "
La Fleur
" y était maître tailleur d'habits.
Au vingtième siècle, le quartier est rasé pour laisser émerger un centre commercial bien connu des nancéens : "
Le St Seb".


(Sources : wikipedia - google maps - gallica - Paroisse Notre Dame de Bonne Nouvelle - Ville de Nancy - Centre commercial Saint Sebastien - Archives 54 -  Mediathèque et Musée Cité de la Musique - recherches personnelles)