lundi 30 juillet 2012

Un archet - un auteur : Jean Pierre Marie PERSOIT

Jean Pierre Marie PERSOIT (ou PERSOIS ou PERSOIR) est né très certainement à Paris vers 1783 et meurt vers 1854. Il travaille pour VUILLAUME de 1821 à 1843 pour qui il va apporter un certain nombre d'idées de développement de l'archet...
Mais, n'ayant pu profiter de sa renommée, il ne peut tenir son atelier et finit ses jours comme concierge d'une maison de la rue St Honoré à Paris.



Si les archets de PERSOIT sont bien réels, l'histoire de cet archetier reste faite de supposition. En effet, peu de documents permettent d'établir sérieusement la vie personnelle de ce grand maitre...
La petite "communauté" d'archetiers que formaient les frères TOURTE, François LUPOT, LAFLEUR, Jacob EURY et quelques autres a fortement influencé le travail de Jean Marie PERSOIT.



Ses archets, d'une grande beauté, égalent quelquefois ceux de TOURTE et sont aujourd'hui très recherchés. Les baguettes sont généralement rondes, les têtes plus droites et quelquefois plus massives que celles de TOURTE. La marque au fer PRS (pour PARIS sans les voyelles),  appliquée généralement sous la hausse, signait les archets vendus directement.

vendredi 27 juillet 2012

mercredi 25 juillet 2012

Jean-Baptiste CARTIER, mentor de François Xavier TOURTE

Il existe parfois des personnages de l'histoire de la musique que l'on fait disparaître volontairement ou involontairement. Jean-Baptiste CARTIER, violoniste, est de ceux qui auront influencé musiciens, luthiers et archetiers...

" Jean- Baptiste CARTIER est né à Avignon le 28 mai 1765 (et non le 16 octobre 1767, comme on le dit dans quelques biographies), et est décédé en mai  1840, aux Aygalades, près de Marseille.

Il reçut les premières leçons de musique de l'abbé Walraef, chanoine hebdomadier de l'église de St Pierre d' Avignon, alla à Paris en 1783, fut l'élève de VIOTTI, et fut choisi peu de temps après par la reine Marie-Antoinette pour violoniste accompagnateur, emploi qu'il conserva jusqu'au commencement de la révolution du 18e siècle. Entré à l'Opéra en 1791, il y devint adjoint du premier violon, exécuta souvent les solos et obtint sa pension de retraite après 30 ans de service. PAISIELLO l'avait fait admettre, en 1804, dans la chapelle de Napoléon. A la Restauration, il fut compris dans la composition de la chapelle du roi et en a fait partie jusqu'aux événements de juillet 1830. Depuis lors il s'est borné à enseigner le violon dans des collèges et des pensionnats de la capitale. Il n'a jamais été attaché, en qualité de professeur, au conservatoire de musique de Paris ; néanmoins il s'est distingué dans son art par la précision et la pureté de son jeu, et a contribué à la formation des élèves de cette école par plusieurs ouvrages classiques pour son instrument favori.

C'est à lui qu'on doit les éditions françaises des chefs-d'œuvre de Corelli, de Pugnani, de Nardini et de Tartini ; la tradition des belles écoles italiennes de violon était presqu'inconnue en France avant ces publications. L'ouvrage où CARTIER a rassemblé les documents les plus précieux sur cette matière, a pour titre : "L'art du violon, ou collection choisie dans les sonates des trois écoles italienne, française et allemande ", Paris, 1798, in-folio. La 2e édition est intitulée: "L'art du violon, ou division des écoles servant de complément à la méthode de violon du conservatoire." Paris, 1801, in-folio.


CARTIER s'était occupé, pendant plus de 30 ans, d'une histoire du violon, qu'il a rédigée avec étendue et qui contient de profondes et curieuses recherches. Elle est restée inédite, faute de souscriptions suffisantes. Il y prouve que le violon est d'origine gauloise ou française. Il en a détaché une Dissertation sur le violon qui a été insérée dans la Revue musicale (t. 3, p. 103-108).

Il est beaucoup parlé de CARTIER dans une brochure in-8° de 69 pages, intitulée : "PAGANINI et BERIOT ou avis aux jeunes artistes qui se destinent à l'enseignement du violon", par Fr. Fayolle. Paris, 1831. Cet ouvrage est destiné à prouver que PAGANINI s'est écarté de la vraie route de l'art et qu'il n'a rien trouvé de neuf dans cette partie, n'ayant formé son talent prestigieux que sur les documents rejetés par les grands maîtres : l'auteur oppose aux écarts de ce virtuose italien les sages préceptes de J.-B. CARTIER, et nous apprend (p. 23-25) de quelle manière celui-ci a trouvé et démontré, par ses propres expériences, le phénomène du 3e son, découvert, il est vrai, par TARTINI dès 1714, mais sur lequel CARTIER avait vainement interrogé PAGIN (élève de TARTINI) et LA HOUSSAYE (élève de TARTINI). Ce phénomène est un effet acoustique de la 17e, qu'on ne peut produire que sur un violon parfaitement d'accord.

Jean-Baptiste CARTIER possédait un cabinet très curieux où, entre autres objets d'archéologie musicale, l'on voyait une collection de violons des plus célèbres facteurs, qui avaient appartenu à d'illustres personnages, notamment à quelques-uns de nos rois (16e siècle)."

(d’après le Dictionnaire historique, biographique et bibliographique du Département de Vaucluse, Volume 1 de Casimir François Henri Barjavel - 1841)

Jean-Baptiste CARTIER habitait Rue Mazarine à PARIS, à quelques dizaines de mètres de François Xavier TOURTE (Rue Dauphine). L'éditeur de partitions de CARTIER était DECOMBE, également marchand de musique, au dessus duquel TOURTE avait son atelier et chez qui étaient exposés ses archets...

Conférence de rue "Archetier d'un jour" - Sandrine RAFFIN
Tel 01.43.87.77.54

lundi 23 juillet 2012

Un archet - un auteur : Louis Henri GILLET


Louis Henri GILLET nait à NANCY (54 - Meurthe et Moselle) en février 1891 d'un père luthier. Orphelin de père à l'age de 10 ans, Louis Henri va apprendre la lutherie très probablement chez Pierre-Charles JACQUOT (époux de Clémence GILLET) avant d'être accueilli à MIRECOURT dans une formation d'ouvrier archetier.

Bon élément, il travaille pour la maison THIBOUVILLE avant d'être mobillisé comme soldat pour la première guerre mondiale (1914-1918).

A la fin de la guerre, il retrouve un poste d'archetier chez LABERTE à MIRECOURT puis décide d'installer son propre atelier à NANCY sa ville natale.

Très vite, son style et sa qualité de travail attire les opportunistes et Eugène SARTORY, qui fait travailler Jules FETIQUE et Louis MORIZOT Père pour son compte, s'intéresse alors aux réalisations de Louis Henri à qui il demande de collaborer. Louis Henri GILLET habite alors CHALON SUR SAONE (71 - Saône et Loire), la ville natale de son épouse.
Eugène SARTORY influence dés lors l'ouvrage de Louis Henri GILLET jusqu'alors inspiré par le style mirecurtien.
Tant et si bien qu'il va être parfois difficile de discerner le travail réalisé par GILLET et signé par SARTORY.


Louis Henri GILLET collabore également quelques temps avec DUPUY, gendre de SARTORY.
Mais le courant passe mal entre les deux hommes. Louis Henri reprend alors une production plus personnelle et s'éloigne du style SARTORY pour revenir au plus proche de l'Ecole de PECATTE.


Louis Henri GILLET meurt en mai 1970. Il laisse  derrière lui une très grande collection d'archets dont certains d'excellente qualité qui , pour les musiciens connaisseurs, égale ou dépasse ceux de SARTORY.

médiathèque de Nancy
archives de Meurthe et Moselle
archives des Vosges

mercredi 18 juillet 2012

Visserie de l' archet : une technique d'horloger


A partir du milieu du 19ème siècle  la révolution industrielle, la mécanisation et le développement des chemins de fer ont conduit à normaliser les filetages des vis et écrous.  Jusque-là  chacun tournait ses vis à sa façon, en particulier en horlogerie.
Auparavant l’usage de la vis de fixation restait limité, voire même disparu pendant près de mille ans.
Ce serait Léonard de Vinci qui l’aurait restauré en étudiant des textes antiques.
Car la vis est un principe mécanique très ancien : fixation, transmission, hydraulique selon les époques.


Les premières horloges mécaniques, apparues à la fin du XIIème siècle  étaient fixées sur leur bâtis par des clavettes, la vis de fixation avait disparue. 
La vis apparaît pour la première fois en horlogerie  vers 1550 avec la miniaturisation des horloges en montres.
L’horlogerie fut un lieu d’exploration de l’application de la vis de fixation en matières malléables. Les premiers horlogers fabriquaient alors eux-mêmes leurs vis jusqu'au milieu du 17ème siècle où la fabrication des éléments d’horloge se spécialise en différents métiers.

Machine à décolleter primitive
C’est un artisan horloger, Claude-Joseph Ballaloud, parti perfectionné son art à Nuremberg qui en revenant en 1720 dans la vallée de l’Arve y installe ce qui va devenir rapidement une activité importante : la fabrication de visserie calibrée d'horlogerie. Très vite, les ateliers familiaux se multiplient et fournissent les grandes firmes de Genève en Suisse. L’acquisition d’un savoir-faire s’accompagne de la création, un siècle plus tard, de l’École Royale d’Horlogerie en 1848. Pour répondre aux besoins des grands secteurs industriels, les artisans horlogers se diversifient dans la fabrication de petites pièces micromécaniques en série. Les techniques du décolletage sont nées et ne cesseront d’évoluer pour être aujourd’hui reconnues mondialement.

Pour la petite histoire : SENNACHERIB, Roi de NINIVE au pouvoir de 704 à 681 avant JC est à l'origine de la vis.
En faisant de Ninive la nouvelle capitale du royaume il la dote de jardins magnifiques qui seraient à l’origine du mythe des jardins suspendus de Sémiramis à Babylone. Il construit des canaux pour apporter l’eau à proximité, et des machines pour élever l’eau avec des vis sans fin, 4 siècles avant Archimède.
Les tablettes gravées qui en rendent compte sont la trace écrite la plus ancienne  de l’usage d’une vis.

lundi 16 juillet 2012

Un archet - un auteur : Joseph Arthur VIGNERON dit "VIGNERON Père"

Joseph Arthur VIGNERON* nait en 1851 à MIRECOURT (88 - Vosges). Dés son plus jeune age et orphelin de père, il y fait son apprentissage chez Claude Charles Nicolas HUSSON, remarié à sa mère.
Au décès de ce dernier, en 1872, Joseph Arthur VIGNERON rejoint l'atelier de Jean Joseph MARTIN jusqu'en 1880, date à laquelle il se rend à PARIS chez Gand et Bernardel Frères.

En 1888, fort de son expérience dans cette maison réputée, Joseph Arthur  VIGNERON installe son propre atelier dans PARIS au 54, rue de Cléry (75002).
Il y rencontre Lucien CAPET, violoniste, avec qui il développera un archet portant le nom du musicien.


Il y fabrique de très nombreux archets portant sa marque "A. Vigneron à Paris" mais en produit également pour de nombreux luthiers. Son atelier est également un lieu de formation où quelques archetiers renommés y feront leur début (André VIGNERON, Marie Louis PIERNOT, etc.)

Joseph Arthur VIGNERON décède en 1905 à son domicile en région parisienne.

Il laisse derrière lui une production d'archets exceptionnels (dont certain réalisés en collaboration avec son fils), archets que de nombreux musiciens contemporains recherchent pour leur qualité sonore...

(*= Joseph Arthur VIGNERON ou Arthur Joseph ou Joseph VIGNERON Père ou VIGNERON Père)

mercredi 11 juillet 2012

Luthier et archetier : histoire du catalogue

Bien avant Internet et ses différents supports (ordinateur, tablette, smartphone) bien avant radio, cinéma et télévision  existait une communication commerciale sans concurrence possible : le catalogue papier.

Aristide Boucicaut, le fondateur du Bon Marché, en publiant son premier catalogue en 1865, reprend à son compte une formule qui a déjà fait ses preuves chez d'autres commerçants et, plus particulièrement, chez le Petit Saint Thomas, rue du Bac à Paris.
L'utilisation du catalogue comme outil de promotion est une pratique commerciale courante et très ancienne. Depuis le XVIIe siècle, elle s'appliquait à toutes sortes de marchandises : livres, plantes, instruments de musique, outils variés, remèdes, tissus, châles… Les imprimeurs, pour vendre leurs livres, ont été les premiers éditeurs de ce support. Dès la fin du XVe siècle, ils dressent des listes d'ouvrages disponibles et les distribuent dans les foires et marchés.

Au XVIIe siècle, les prospectus à souscription apparaissent à l'initiative des imprimeurs-libraires. La vente par correspondance est née. Les autres commerçants s'empressent alors de les imiter...

À la révolution, le privilège de la distribution, détenu par la corporation des merciers, est aboli. En 1870, le catalogue du Printemps est édité en 12 langues, dont l'arabe, et comporte 144 pages.

De grandes maisons de la lutherie et de l'archèterie n'hésiteront pas à éditer, pour leur propre communication destinée aux marchands et aux musiciens, des catalogues devenus aujourd'hui des documents extrêmement recherchés.

Le catalogue de la Maison Bazin est édité par l'un des meilleurs imprimeurs lorrain: Etablissement Royer et Cie
Venant des Vosges, Jules Royer rachète une petite imprimerie nancéienne qui emploie trois ouvriers en 1868.
Rapidement, il fait croître son activité et la diversifie en 1886 grâce à l'un de ses employés, Albert Bergeret, qui connaît les secrets de la phototypie, procédé d'imprimerie révolutionnaire, et qui verra un peu plus tard en la carte-vue (carte
postale), un marché d'avenir. Ce dernier finira d'ailleurs par créer sa propre société en 1898.


Pour faire face à la croissance de sa société, Jules Royer décide de construire un nouvel atelier non loin du précédent :
proche du courant Art Nouveau, il fera alors appel à Lucien Weissenburger qui concevra un bâtiment à structure
metallique, permettant la mise en place d'immenses verrières. La structure metallique reste partiellement visible en façade qui mêle harmonieusement l'acier riveté, la pierre et la brique. C'est Ernest Bussière qui concevra les sculptures de l'enfant assis dessinant sur une pierre lithographique et de l'enfant debout actionnant une presse à bras.
 


(Pour info : l'imprimerie Royer déménagera en 1988 dans la zone industrielle de Fléville devant Nancy - 54)

lundi 9 juillet 2012

Un archet - un auteur : Jean Joseph MARTIN

Jean Joseph MARTIN est né à MIRECOURT (88 - Vosges) en 1837 dans une famille ni luthière ni archetière.
Orphelin, il doit subvenir au besoin de ses proches et fait son apprentissage d'archetier auprès de grands ateliers mirecurtiens.
En 1858, il se rend à PARIS à pied pour rejoindre l'atelier de Jean-Baptiste VUILLAUME.
Cinq ans plus tard (1863), fort d'une solide expérience, Jean Joseph MARTIN revient à MIRECOURT pour ouvrir son propre atelier.
Il travaille alors avec Jérôme THIBOUVILLE LAMY qui lui a  demandé sa collaboration pour la fabrication d'archets de l'entreprise JTL.
Pendant une brève période, Jean Joseph MARTIN est nommé également comme directeur d'un autre atelier à MIRECOURT celui d' Emile MENNESSON (dont l'enseigne était "A Sainte Cécile").  Il y travaille avec ses deux beaux-frères Auguste et Louis-Nicolas MOUGENOT comme principaux ouvriers.

Sur une photo de 1880, on peut y voir le personnel de l'union ouvrière de MIRECOURT qui employait alors BOURLIER, Auguste MOUGENOT, Arthur VIGNERON, DELUNET Père et Fils, Georges DEBIERE, Charles et Eugène LANGONET, Alfred HILL (Londres), MARCHAND, Eugène VOIRIN, Victor LECAVELLE (Béziers) et son fils, le jeune SCHWARTZ...

Après 1880 et la faillite de l'entreprise mirecurtienne transformée en union ouvrière, Émile MENNESSON retourne à REIMS avec Georges DEROUX, Georges AUBRY et Louis MARTIN fils de Jean-Joseph.
Cette faillite va complètement appauvrir financièrement Jean Joseph MARTIN qui meurt en 1910 à MIRECOURT.

La qualité du travail d'un véritable artisan au grand courage est sans nul doute la caractéristique des archets de cet auteur, archets qui restent recherchés par des musiciens exigeants.









Remerciements : www.luthiers-mirecourt.com

jeudi 5 juillet 2012

Archet : achat en souplesse...

Archet attribué à Nicolas Léonard TOURTE
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mercredi 4 juillet 2012

Archet - Nom de code : BACH Bogen®

Parmi les curiosités du monde de l'archèterie, il en est une bien particulière : l'Archet BACH (BACH Bogen)

Né en 1958, Michael Bach a étudié le violoncelle avec, entre autres, Pierre Fournier et Janos Starker... Il publie ses compositions, textes et œuvres visuelles sous le nom de Michael Bach Bachtischa.

Depuis 1990 Michael Bach a entrepris la construction de l'archet courbe pour violoncelle, violon, alto et contrebasse (Archet BACH).
Depuis la parution de l'ouvrage d'Albert Schweitzer sur J.S.Bach en 1905, la question de l'archet courbe a fait l'objet de vives controverses. L'idée première de Schweitzer s'appuyait sur son expérience et sa sensibilité d'interprète. L'archet courbe permet aussi bien le jeu monophonique que polyphonique sur un instrument à cordes et il devient ainsi possible de jouer une, deux, trois, ou même quatre voix simultanément tout en changeant avec souplesse d'une combinaison à l'autre. Pour cela, la convexité de la baguette est suffisamment accentuée et la hausse est équipée d'un mécanisme de levier qui permet de tendre et de détendre les crins à volonté.
En 1996 Michael Bach fonde l'Atelier BACH.Bogen à Stuttgart, Allemagne et à Wissembourg, France. Il a développé pendant plusieurs années (1997-2001) une coopération intensive avec Mstislav Rostropovitch.
En 2001 Rostropovitch a invité Michael Bach pour une présentation de son BACH.Bogen au 7ème Concours de violoncelle Rostropovitch à Paris.
Parmi les nombreux compositeurs qu'il a influencés avec ses idées et son travail innovant, on compte John Cage et Dieter Schnebel.

Remerciements : Atelier BACH.Bogen  et  Catherine ROBLIN (La littérature pour violoncelle seul au XXe siècle : entre tradition et modernité.)

lundi 2 juillet 2012

Un archet - un auteur : André Georges RICHAUME

André Georges RICHAUME est né à MIRECOURT (88 - Vosges) en 1905, d'un père menuisier - luthier et d'une mère couturière issue de la célèbre famille d'archetiers FETIQUE.
André RICHAUME va apprendre son métier dans différents ateliers mirecurtiens et reste, pour l'époque, très influencé par le style de la Maison OUCHARD.

Au lendemain de sa période militaire, en 1927, il va rejoindre l'atelier parisien de son oncle Victor FETIQUE. Il fait alors évoluer son travail et s'inspire des modèles de son oncle Jules FETIQUE tout en restant attentif au travail d'Eugène SARTORY et de ses ouvriers.
En 1932, à peine agé de 27 ans, il installe son atelier au 60 boulevard de Clichy dans le 18eme arrondissement de PARIS. Il y produit des archets de très haute facture, utilisant des matériaux de  qualité irréprochable.
André RICHAUME, comme quelques uns de ses contemporains, s'essaye également à l'expertise. Il en profite pour effectuer de hautes restaurations sur les archets de ses pairs tout en favorisant son travail de création d'archets neufs.


André RICHAUME meurt de maladie en 1966 à l'hopital FOCH de SURESNES au 40 rue Worth (92 - Hauts de Seine).
Par la qualité de son travail, ses archets sont recherchés par les musiciens qui reconnaissent en André RICHAUME un des plus grands archetiers du début du 20eme siècle.