mercredi 13 juillet 2016

14 juillet 1789 : SARRETTE révolutionne le monde musicale

Mais qui est SARRETTE ?

Né le 27 novembre 17665 à Bordeaux, fils de Jean Sarrette, cordonnier, et de Marie Orcival, Bernard Sarrette était monté à Paris où il exerçait dans la comptabilité. Acquis immédiatement à la Révolution française, il s'engage aussitôt dans la toute nouvelle Garde nationale. Il y émet l'idée de créer un corps de musique ; cette idée est reprise et Sarrette est dès lors placé à sa tête, bien qu'il ne soit pas musicien...

En 1864, dans le volume 7 de la "Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique" par F.J. FETIS (deuxième édition), on peut lire ceci :





Alors, le Conservatoire, une idée révolutionnaire ?

(Sources : Wikipedia - Google Livres - digitalcollections.nypl.org)

mercredi 6 juillet 2016

Description napoléonnienne d'un archet egyptien...

En 1809 paraissait, aux éditions de l'Imprimerie Impériale, un ouvrage intitulé "DESCRIPTION DE L’ÉGYPTE ou RECUEIL des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'Armée Française" (Tome 1) publié par les ordres de sa majesté l'empereur NAPOLÉON LE GRAND, observations faites en 1798, 1799 et 1800 par l'astronome de la commission des sciences et arts d’Égypte, Nicolas-Antoine NOUET (1740 - 1811).

En l'absence de violon, d'alto et autre violoncelle, les égyptiens sont toutefois "musiciens" et précoces dans l'invention d'instruments à cordes.
Guillaume André VILLOTEAU (1759 - 1839), musicographe français possédant une collection unique d'instruments de musique (étrangement rachetée par François-Joseph FETIS) fait partie de la commission de Nicolas Antoine NOUET. Il rédige la partie "DESCRIPTION historique, technique et littéraire DES INSTRUMENTS DE MUSIQUE DES ORIENTAUX" du volume et s'attache à décrire précisément  chaque objet.

Illustration : Horizons d'Aton
Voici ce qu'il écrit concernant l'archet: 

" L'ARCHET P est construit autrement que les nôtres.
Le bâton est tout simplement un rameau de frêne, dont on ne s'est pas donné la peine d'enlever l'écorce. Ce bâton, par le bout qui répond à ce que nous nommons la tête de l'archet, est creux d'environ 14 millimètres de profondeur. A ce même bout et du côté opposé à celui où la mèche de crin est tendue, le bâton est fendu dans toute la profondeur de ce qui est creusé, et la fente est terminée par un trou qui traverse en dehors de ce même côté.
A l'autre bout et à l'endroit où seroit le talon de nos archets , du côté de la mèche de crin, est une boucle de fer Ω, dont les deux bouts fichés dans l'épaisseur du bâton passent au travers et sont rivés de l'autre côté. La mèche de crin est liée avec du gros fil à ses deux bouts. On a fait entrer l'un d'eux dans la partie creusée de la tête, ou du bout supérieur de l'archet, et on l'a fait sortir par le trou a‘, près duquel on l'a noué pour l'arrêter en cet endroit. L'autre bout de la mèche est attaché par un nœud au premier anneau en fer d de la courroie k. On fait passer deux fois cette courroie dans le premier et dans le second anneau, en tirant fortement les deux bouts , pour tendre la mèche de crin; puis on les noue sur le dernier anneau, qui est retenu par la boucle de fer Ω, dans laquelle on avoit eu la précaution d'introduire cet anneau, avant de la ficher dans le bâton et d'en river les bouts
."


Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin :






(Sources : Google Livres - Wikipedia - Horizons d'Aton - Atelier Sandrine RAFFIN-Archetiers)